Vous connaissez cette blague : vous venez de
voir le nouveau Spielberg et vous dites « Super
ce film, ce réalisateur gagne décidément à être connu !» C’est une blaguounette qui me plait. Eh bien ça m’est arrivé pour du
vrai. C’est-à-dire pas pour rire. Autant dire, la te-hon pour une critique
cinéma aussi célèbre que moi.
Je venais
de voir L’autre côté de l’espoir en
vision de presse quand je croise un ami et lui parle de ce film parfait.
Lui :
Et c’est de qui ?
Moi :
Je ne sais pas, un jeune réal finlandais, c’est son premier film je crois.
Lui :
Tiens, il y a justement le nouveau Kaurismäki
qui sort bientôt.
[Silence]
La pièce tombe. Je ne connais pas ce Kaurismäki. Or, c’est un peu le Spielberg
de la Finlande et je viens de découvrir son 17ème film. Moment
gênant, donc. Le film parait-il sera le dernier du cinéaste, je pourrai ainsi
me faire sa filmographie comme je l’ai commencée : à l’envers. Une chance
finalement.






