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Cinématografille : C ki Kaurismäki ?

Vous connaissez cette blague : vous venez de voir le nouveau Spielberg et vous dites « Super ce film, ce réalisateur gagne décidément à être connu !» C’est une blaguounette qui me plait. Eh bien ça m’est arrivé pour du vrai. C’est-à-dire pas pour rire. Autant dire, la te-hon pour une critique cinéma aussi célèbre que moi. 



Je venais de voir L’autre côté de l’espoir en vision de presse quand je croise un ami et lui  parle de ce film parfait.
Lui : Et c’est de qui ?
Moi : Je ne sais pas, un jeune réal finlandais, c’est son premier film je crois.
Lui : Tiens, il y a justement le nouveau Kaurismäki qui sort bientôt.
[Silence] La pièce tombe. Je ne connais pas ce Kaurismäki. Or, c’est un peu le Spielberg de la Finlande et je viens de découvrir son 17ème film. Moment gênant, donc. Le film parait-il sera le dernier du cinéaste, je pourrai ainsi me faire sa filmographie comme je l’ai commencée : à l’envers. Une chance finalement.

Rétropolitan, le retourneur de temps ardent


Intriguée par un air d'Elvis provenant tout droit de la rue de la Régence, je suis la mélodie et me retrouve devant l'enseigne de Rétropolitan. Ma curiosité est piquée, je pousse la porte... et me vois littéralement embarquée pour un voyage dans le temps !

Bien plus qu'un « simple » magasin de fringues, Rétropolitan pousse le concept vintage au moindre détail. Emeline, la gérante, souhaite partager l'expérience vintage dans son ensemble, de la musique (c'était donc ça!), en passant par la déco, le mobilier et les accessoires jusqu'à l'habillement.


On retrouve d'ailleurs trois catégories de vêtements (attention, ceci est l'occasion pour les non-experts, comme moi, de découvrir la différence entre les termes « vintage » et « rétro ») :

Cinématografille : Trippant grave !

Un ami m’a dit « accroche toi, c’est du lourd. Je te déconseille d’ailleurs de manger avant la séance ». Et puis j’ai vu Grave de Julia Ducournau et je n’ai pas vomi. Par contre j’ai ri, j’ai fait la lippe et j’ai eu peur.





Dans une interview accordée à nos amis Les Fiches du Cinéma, Julia Ducournau dit qu’elle « aime les films où l’on se sent humain, où l’on se sent vivant, et l’on est passé par plein d’émotions différentes. » Pas étonnant donc que son premier long métrage remplisse ces conditions et nous remplisse. Cette réalisatrice de 32 ans, je l'ai rencontrée en 2016. Élancée mais pas gracile, c’est une femme superbe aux allures rock, coiffée d’une longue chevelure blonde lisse et ébouriffée. Légèrement indolente, Julia Ducournau impose d’emblée le respect par sa présence - malgré son jeune âge - révélant aussitôt un caractère de fer et une intelligence tout terrain. Y’a pas à dire, c’est une sacrée cinéaste qui a bien fait comprendre au petit monde du cinéma francophone qu’elle n’était pas là pour rigoler. Grave en jette ! Julia Ducournau prend des risques et respecte ses engagements en vous prenant aux tripes « grave ».

De l'amour à la haine: pourquoi je n'aime plus les comédies romantiques



Que les choses soient claires d’emblée : j’adore l’amour.
Bien loin d’être aigrie et cynique, je suis au contraire une incorrigible romantique, et je ne manque pas une occasion d’inonder mon mec de mots et preuves d’amour en tous genres, des fleurs au resto en passant par les déclarations spontanées ou virtuelles. Incorrigible romantique je vous dis.

Les comédies romantiques par contre ? J'ai longtemps adoré, mais aujourd'hui, c'est tout ce que je déteste. Et pourtant, Dieu sait que j'en ai regardé.

D'ailleurs, le jour de mon premier rendez-vous avec Clem, j'ai passé l'aprèm dans le canapé de Jules, à siroter des cocktails en matant Un Amour à New-York.
Une journée à marquer doublement d'une pierre blanche: si j'ai rencontré l'amour de ma vie, j'ai aussi et surtout dit adieu pour toujours à ma passion dévorante pour les comédies romantiques.
Il faut dire que le scénario du film qu'on avait choisi avait tous les ingrédients pour faire déborder une marmite qui bouillonnait depuis déjà pas mal de temps.

CinématografilleS : Juliette, 18 ans, a vu "Noces"

Noces (de Stephan Streker) c’est le film de la semaine, celui du jour des droits de la femme. Je ne voulais pas en parler car je lui trouve deux trois défauts, pas grand chose au fond, mais fallait pas gâcher la fête. Puis, j’ai reçu ce sms de ma petite sœur :


Juliette a 18 ans, comme Zahira, la protagoniste. Comme Sadia, tuée en 2011 parce qu’elle était une femme. Alors, là, je me suis dit : et bien, Juliette, elle n’a qu’à en parler à ma place.