Featured Posts

Affichage des articles dont le libellé est Cinématografille. Afficher tous les articles

A Star is Born, quand Bradley Cooper déshabille Lady Gaga


La chanteuse extravagante fait ses premiers pas comme actrice dans une tragédie hollywoodienne connue. Ici cependant, exit la poker face: Bradey Cooper ne voulait aucun fard sur son visage. Un film convenu mais attachant pour sa candeur. 

4 films à ne surtout pas rater au cinéma en juillet

cinéma


« Mon abonnement ciné, je le rentabilise surtout en hiver ». Mais saviez-vous que pendant l’été, le cinéma reste ouvert ?  Peu importe qu’une séance se poursuive pour vous d’une nuitée de bastringue, finis les atermoiements, voyez une histoire sur grand écran, de temps en temps. 

En mai, va voir ce qu'il te plait




Mai, ça y est. Le soleil est (presque) de retour. Maitre Gims a sorti un album de 40 titres. Il existe un musée du selfie à Los Angeles. Mark Zuckerberg a tenté d’expliquer l’Internet aux Congress Men. La duchesse de Cambridge a pondu son troisième œuf royal. Et… il y’a des films à voir au cinéma. Dont un, très particulier. 

Spielberg Forever


2018 est à peine entamée et la machine à Golden et Oscar est en branle. Au milieu de cette agitation, l’exaltation la plus flagrante vient d’un film à priori tellement sérieux : The Post réalisé par le grand, le fort, le célèbre Steven Spielberg. C’est un film exaltant à trois égards: il est entrainant, engagé et livre une superbe leçon de mise en scène. 

Pourquoi il faut galoper voir "Three Billboards outside Ebbing, Missouri" au ciné



« Three Billboards outside Ebbing, Missouri » : pas le genre de titre qu’on aime prononcer à l’ouvreuse. Sauf que c’est vraiment le film que j’ai envie de citer ces derniers jours quand on me demande ce qu’il y a de bien au cinéma. Alors plutôt que de l’épeler sous les toits, je l’écris ici : il faut voir Three Billboards outside Ebbing, Missouri. 

Cinématografille : Trois films à voir ces jours-ci

« Tague cet ami si lui aussi est fan de raclette. » 
Ils n’ont même pas attendu le changement d’heure, cela fait des semaines qu’ils inondent nos murs Facebook de posts dégoulinant d’amour pour le fromage valaisan ! Entendons nous bien, j’aime le lait de vache autant que ma propre mère. 
Mais n’y a-t-il plus que… ça ? Du frometon gras à pâte pressée ? Non. Il y a aussi du cinéma. Et trois films à voir surtout ces jours ci :  


Des centaines de films que j’aime | PART. IV (2012-2017)


Last but not least : on clôture aujourd'hui la série des centaine de films qu'Astrid aime, avec le quatrième et dernier épisode bien ancré dans ces dernières années. Et ça tombe bien parce que plus ça va, plus on a envie de se blottir chez soi bien calé dans le canapé pour affronter l'automne/le froid/le noir, en lançant sur la TV une des petites pépites que la cinématografille a dégoté pour nous. Et ne plus sortir avant d'avoir tout (tout) regardé.

Des centaines de films que j’aime | PART. III (1990-2012)


Troisième et avant-dernier épisode de la saga des centaines de films qu'Astrid aime -une liste chronologique toujours utile à garder sous le coude, parce qu'on a toujours besoin de quelqu'un pour nous conseiller un bon petit truc à regarder. Et si la sélection est subjective, c'est tant mieux. Et si elle est réalisée par notre cinématografille, c'est carrément parfait.

Des centaines de films que j’aime | PART. II (1970-1999)


La semaine dernière, on dévoilait le premier volet de la saga des centaines de films qu'Astrid, notre cinématografille, aime. Aujourd'hui, on remet le couvert pour la deuxième édition de cette liste-qui-n'est-pas-un-top, complètement arbitraire certes, mais à laquelle on ose se fier les yeux fermés, histoire de s'inspirer pour la prochaine soirée télé.

Des centaines de films que j’aime | PART. I (1938-1967)


Ceci n’est pas un Top. Parce qu’il y aura toujours un corniaud pour me reprocher d’avoir oublié Apichatpong Weerasethakul ou un glandu pour décider que « les tops, c’est nul ». Voici une liste de films que j’aime, partiale, sans fil rouge ni logique et, surtout, non-exhaustive ! Parce ce qu’à la question, « tu me conseilles de voir quoi ? » je réponds toujours Love Actually et ça, ça ne vous avance pas.

Cinématografille : tais-toi et roule


Elle : « Tu t’appelles comment ? » Lui, d’un air faussement désinvolte et d’une voix exagérément grave : « Baby ». Étonnée : « Tu veux dire Baby B-A-B-Y, Baby ? » Blasé : « Ouep ». Argh, le gosse a à peine 20 ans et on craque. Les filles, de l’échine, les mecs leurs poings. Ce visage poupon est exaspérant, non, craquant ! Oui, j’ai été voir un gros film d’action avec des fusillades et des courses poursuites automobiles et j’ai kiffé sa race.

Cinématografille : Je vous salue Malick


Certains ressentent les films de Terrence Malick comme des vieux relents de catéchisme. Pour d’autres qui acceptent de s’y projeter, ils sont des voyages philosophiques dans lesquels on s’emporte avec plaisir. Song to Song, en salles le 12 juillet, est sans conteste l’œuvre la plus touchante de ce cinéaste mystérieux, depuis sa Palme d’Or en 2011. 

Le redoutable Festival de Cannes


Contrairement à l’idée reçue qu’on s’en fait, Cannes peut plus naturellement vous trainer dans la poussière que dans les paillettes. Démonstration en deux heures. 


*

Cinématografille : Un peu de méchanceté gratuite envers The Last Face

The Last Face, dernier film de Sean Penn, est une bouse qui a permis aux critiques de jeter dans leurs papiers rage ou ébahissement. Ce qui n’est pas sans m’amuser. Prêtons une écoute aux douleurs de la presse cinéma, ainsi vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas prévenus…





« La rumeur dit vrai : The Last Face est une daube de proportion cataclysmique», s’agaçait le quotidien Libération après la projection du film au Festival de Cannes en 2016. Libé titrait ce jour là « Un nouveau drame pour l’Afrique. » Cette première réaction nous libère ainsi de tout doute quant au bienfondé de ce papier. C’est cataclysmique. « Ce mélodrame sur fond d’intervention humanitaire est une succession de clichés désolants » écrit, apparemment fort désolé, Arnaud Schwartz dans La Croix. Et de préciser, encore plus désolé et triste (mais quand-même gentil car il ajoute « presque ») : «Presque rien ne fonctionne dans ce long-métrage ». Ailleurs, la plume se montre plus scandalisée: « The Last Face touche du doigt ce que le cinéma peut produire de plus répugnant et inacceptable. » Dans l’émission Le Masque et la Plume, les critiques ont déniché le potentiel comique de la catastrophe. Eric Neuhoff ironise : "Charlize Theron va perdre son contrat avec Dior si les dirigeants voient le film."

Ce que rend Paris Match est plus diplomate : « Très maladroit, mais pas honteux ». Dans les Fiches du Cinéma, on est sur la réserve bien qu’irrité : « Un mélo navrant sur un sujet d’actualité passionnant. » De sa Voix du Nord, un certain « Phl » n’hésite pas à clamer haut et fort que nous sommes face à « Un monument d’indécence ! » Tandis que tout va pour le pire dans Le Monde qui garde pour autant son style ampoulé : « Ce pourrait n’être qu’une croûte boursouflée de plus, mais c’est bien pire : le cri hystérique d’une superstar en plein ego trip, qui instrumentalise la violence affolante de deux des pires conflits qui ont ravagé l’Afrique ces dernières années, pour en faire un spectacle gore, suintant de sentiments en toc. » Enfin, une fois n’est pas coutume, Les Cahiers du Cinéma connus pour partir en palabres hermétiques vont cette fois droit au but (je les remercie) : «Peut-être le plus mauvais film du monde ». Limpide, efficace.




Vous l’avez compris, The Last Face est un film grotesque, jalonné de moment gênants et ce, dès les premières secondes lorsqu’une voix off compare d’un ton mièvre les turpitudes de la guerre aux vicissitudes de l’amour : « La violence de la guerre n'est comparable qu'à la brutalité des rapports entre un homme [longue pause, on respire] et une femme ! Qui s'aiment d'un amour impossible ». En bref, Sean Penn nous raconte comment un médecin (Javier Barden) et une directrice d’ONG (Charlize Therron) passent de « en couple » à « c’est compliqué », tout ça sur fond de guerre sanglante au Liberia et Soudan du Sud. La belle Charlize nous répète inlassablement (toutes les dix minutes ou presque) que la guerre c’est atroce et que l’Occident s’en fout, que c’est honteux de s’en foutre. Mais, au final, on n’est pas plus avancé sur le sujet, pourtant poignant, des conflits en Afrique.

En bonus, deux moments à épingler : Primo, quand Charlize dit à Javier : « Ce n’est pas parce que tu es allé à l’intérieur de moi que tu me connais ». Deuzio, cette scène où ils se brossent les dents avant de faire l’amour. Bref, « Quand il va sortir en DVD, on va pouvoir se faire des soirées hilarantes», concluait joliment Eric Neuhoff sur France Inter. Tout n’est donc pas perdu pour Sean. 

Cinématografille : L'Orpheline, la jeune femme et l'enfant

C’est le printemps, les oiseaux piaillent, ça sent la brochette fumée dans l’air, faut-il pour autant que le pop corn – aussi grillé que les saucisses, je vous le rappelle- aille se rhabiller ? Non. 



Pour le cinéma aussi, une nouvelle saison commence. Premier indice : soudain un peu moins de sorties fracassantes car beaucoup de films se réservent pour le festival de Cannes MAIS toujours des pépites à découvrir. En ce début avril, quatre choses à vous dire :

Cinématografille : C ki Kaurismäki ?

Vous connaissez cette blague : vous venez de voir le nouveau Spielberg et vous dites « Super ce film, ce réalisateur gagne décidément à être connu !» C’est une blaguounette qui me plait. Eh bien ça m’est arrivé pour du vrai. C’est-à-dire pas pour rire. Autant dire, la te-hon pour une critique cinéma aussi célèbre que moi. 



Je venais de voir L’autre côté de l’espoir en vision de presse quand je croise un ami et lui  parle de ce film parfait.
Lui : Et c’est de qui ?
Moi : Je ne sais pas, un jeune réal finlandais, c’est son premier film je crois.
Lui : Tiens, il y a justement le nouveau Kaurismäki qui sort bientôt.
[Silence] La pièce tombe. Je ne connais pas ce Kaurismäki. Or, c’est un peu le Spielberg de la Finlande et je viens de découvrir son 17ème film. Moment gênant, donc. Le film parait-il sera le dernier du cinéaste, je pourrai ainsi me faire sa filmographie comme je l’ai commencée : à l’envers. Une chance finalement.

Cinématografille : Trippant grave !

Un ami m’a dit « accroche toi, c’est du lourd. Je te déconseille d’ailleurs de manger avant la séance ». Et puis j’ai vu Grave de Julia Ducournau et je n’ai pas vomi. Par contre j’ai ri, j’ai fait la lippe et j’ai eu peur.





Dans une interview accordée à nos amis Les Fiches du Cinéma, Julia Ducournau dit qu’elle « aime les films où l’on se sent humain, où l’on se sent vivant, et l’on est passé par plein d’émotions différentes. » Pas étonnant donc que son premier long métrage remplisse ces conditions et nous remplisse. Cette réalisatrice de 32 ans, je l'ai rencontrée en 2016. Élancée mais pas gracile, c’est une femme superbe aux allures rock, coiffée d’une longue chevelure blonde lisse et ébouriffée. Légèrement indolente, Julia Ducournau impose d’emblée le respect par sa présence - malgré son jeune âge - révélant aussitôt un caractère de fer et une intelligence tout terrain. Y’a pas à dire, c’est une sacrée cinéaste qui a bien fait comprendre au petit monde du cinéma francophone qu’elle n’était pas là pour rigoler. Grave en jette ! Julia Ducournau prend des risques et respecte ses engagements en vous prenant aux tripes « grave ».

CinématografilleS : Juliette, 18 ans, a vu "Noces"

Noces (de Stephan Streker) c’est le film de la semaine, celui du jour des droits de la femme. Je ne voulais pas en parler car je lui trouve deux trois défauts, pas grand chose au fond, mais fallait pas gâcher la fête. Puis, j’ai reçu ce sms de ma petite sœur :


Juliette a 18 ans, comme Zahira, la protagoniste. Comme Sadia, tuée en 2011 parce qu’elle était une femme. Alors, là, je me suis dit : et bien, Juliette, elle n’a qu’à en parler à ma place.

Cinématografille : Le délicieux raffut de Ruffin

Joel Saget / AFP ©
Alors qu’il recevait le césar du meilleur film documentaire pour Merci Patron !, François Ruffin a marqué les esprits de sa verve militante. L’occasion est trop belle : revenons sur ce film que nous adorons et essayons de comprendre comment il a généré un tel succès. Il n’y avait vraiment rien d’autre à l’affiche qu’un film-politique-indépendant-sur-la-délocalisation-des-entreprises à cette période là ? 

Cinématografille : Shyamalan is back ! (attention, scoop en fin de texte)

Le pitch : trois adolescentes (l’unes d’elles sort du lot, la très intelligente et ténébreuse Casey) sont kidnappées par Kévin, homme d’une trentaine d’années. Très vite, celui-ci se révèle être un schizophrène aux 23 identités…



« Savez-vous pourquoi on a peur quand on est seul ? Moi je sais pourquoi, je sais. […] Je vois des gens qui sont morts. » Brrrrrr. Ca vous dit quelque chose ? Le sixième sens, 1999. 
Après ce premier succès, le réalisateur M.Night Shyamalan a fait Incassable puis Signes et Le village, c’était le king du frisson ! 
Mais c’était jusqu’à ce qu’il fasse flop sur flop, quatre à la suite pour être exacte. Dur. 
Pourtant ses plus grands admirateurs le savaient : c’était pour mieux revenir.
 D’abord en 2015, avec The Visit (excellent) et puis aujourd’hui, avec Split (excellent). Oui, le réalisateur/auteur à l’imagination débordante est bel et bien de retour. Réjouissons-nous. Car Split est un film étonnant, d’une ambition singulière. Un film différent. Pour le réaliser, Shyamalan a eu recourt à l’autofinancement. 
Et c’est quand il a le moins d’argent que ce cinéaste est le plus ambitieux. Avec un budget limité, il  ne se donne aucune limite quant à la multiplicité des genres. Thriller ?  Teenmovie ? Conte Fantastique ? Epouvante-horreur ? Comédie ? Même Allociné s’y perd. 
C’est comme pour son protagoniste et ses 23 personnalités, Split est tout ça à la fois. M. Night Shyamalan mixe les atmosphères et les tons en maitrisant à merveille cette complexité intellectuelle et architecturale.