On les croise en ville, guidant fièrement leur maître, ou bien en train d'être formés en portant leur petit brassard. On meurt d'envie de les cajoler mais, lorsqu'on connait un petit peu le travail d'Entrevues et des chiens guides en général, on sait qu'il vaut mieux ne pas trop les déconcentrer : ces fidèles et serviables canidés sont là pour apprendre à devenir des aides incroyablement utiles pour les personnes malvoyantes.
On sait aussi que leur formation dépend en grande partie de bénévoles, et par là, de familles d'accueil qui prennent en charge la première partie de leur éducation. Et on se dit " Oh non, moi, je pourrais pas, ça me briserait le coeur de m'en séparer". Peut-être, mais fort heureusement, d'autres gens en sont capables : si l'expérience peut se révéler douloureuse après avoir vu grandir le chiot, elle n'en est pas moins incroyablement enrichissante. Et surtout, elle est terriblement nécessaire.
Un tas d'études psycho et socio le montrent : avoir un chien guide change tout pour les personnes malvoyantes, au niveau du sentiment d'impuissance et de la façon dont les gens sont appréhendés par ceux qui les entourent. Mais aussi de la manière dont ils se perçoivent eux-mêmes en tant que personne, et c'est peut-être là le plus important. Loin d'être une corvée pour le camarade canin, c'est une véritable relation qui se tisse entre eux... Allant parfois jusqu'à être considérée comme un véritable tout, une unité formée d'un humain et d'un chien. Une relation particulière, avec ses spécificités, qui s'accompagne souvent de l'incompréhension du public novice : comment se comporter en présence de ces jolis toutous ? Et comment ça fonctionne, concrètement ? On peut aider, nous ?
Pour en savoir un peu plus, Anais s'est rendue à l'asbl Entrevues pour enquêter sur la question (et accessoirement, rencontrer plein de chiens drôlement épatants) !
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