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« Que portais-tu ce jour-là ? », l’exposition qui lutte contre la culture du viol
17/01/2018
La violence envers les femmes, cette cruauté à éradiquer
25/11/2017
Dans le monde entier, au détour d’une rue ou dans l’intimité d’une chambre à coucher, des femmes et des jeunes filles s’écroulent, chaque jour, sous les coups d’un mari, d’un ancien amant, d’un frère, d’un père ou encore d’un inconnu qui a trop bu. Leurs torts ? Être nées femmes, bien sûr.
Création(s) féminine(s) : le festival Voix de Femmes lève le camp
09/10/2017
Faites le test : prenez n’importe quelle affiche de festival, musical ou pas, comptez les artistes femmes programmées, puis comparez au nombre d’hommes. On prend les paris sur un chiffre dérisoire ? Des grands rendez-vous ciné aux évènements de bande-dessinée, on en entend de plus en plus parler : où sont les femmes dans le milieu artistique ? Elles sont partout et pourtant, si peu visibles. Il n’y a pas de secret, si elles prennent moins de place dans les programmations culturelles, ce n’est certainement (évidemment !) pas par manque de talent, mais plutôt dû aux relents sexistes, parfois même inconscients, d’une société qui en est encore bien gangrénée.
Pour contrer cette déplorable sous-représentation féminine, il existe heureusement des initiatives plus que salutaires. Qui en plus de lutter à leur échelle, parviennent à nous faire découvrir des artistes exceptionnelles venues de tous les horizons. Et c’est avec beaucoup de fierté qu’à Liège, on peut compter sur le festival Voix de Femmes pour proposer un rendez-vous qui réussit ce pari avec brio.
IVG, luttons pour ta dépénalisation
28/09/2017
Malte, l'Irlande, la Pologne, ce sont des destinations de vacances qui font rêver ; la première pour son eau turquoise, la deuxième pour ses magnifiques paysages (on se rappelle tous « PS: I love you ») et la troisième pour ses délicieux pierogi.
Mais lorsque l'on sait qu'en explorant ces trois pays nous croiserons des compatriotes européennes qui n'ont pas le droit de disposer librement de leurs corps, on se dit que les spécialités polonaises ont tout compte fait un goût bien amer. Parce que oui, en Pologne, une femme n'a le droit d'avoir recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG) que si sa vie et sa santé sont en danger, si sa grossesse résulte d'un viol ou si le fœtus est mal formé. En Irlande, il faut que cette même femme soit en danger de mort pour qu'elle puisse avorter, et c'est pire encore à Malte, où cette raison n'est apparemment pas suffisante pour pouvoir légalement mettre un terme à une grossesse. Et là, notre pierogi ne passe carrément plus.
Hors-la-loi : pourquoi il faut tuer le (bon) père (de famille)
05/07/2017
La première fois que j'ai entendu parler de la notion de bon père de famille, j'ai souri. C'était en cours de droit, à l'université, j'avais quitté Liège, et ça m'a rappelé mon papa, qui incarne à merveille le bon père de famille. Responsable, prudent, ponctuel, on ne la lui fait pas à lui. Accessoirement, j'étais pas mal sous le charme dudit prof de droit, alors entre ça et mes pensées paternelles, je suis un peu passée à côté du concept. C'était rigolo comme appellation, vachement désuet, j'ai classé l'info en me disant que la notion n'était plus appliquée.
La deuxième fois que j'ai entendu parler de ce fameux bon père de famille, par contre, j'ai ri. Je devais signer un contrat de bail, et contrairement à mon père, je ne colle pas du tout au concept. Pas d'enfants, déjà, et puis surtout pas de zizi, non vraiment, rien du bon père de famille. J'ai paraphé mon nom en ricanant dans ma barbe, qui n'était ici que métaphorique, pour l'expression, voir phrase au-dessus, pas de zizi, pas de barbe, mais voilà, le français est fait comme ça. J'ai à nouveau rapidement oublié ce fameux bon père de famille, l'excitation d'emménager dans l'appartement, de le décorer, les deadlines, la vie.
Et puis. Et puis ce week-end, j'ai vu passer la pétition d'Elsa, partagée par Jules. J'ai à nouveau un peu souri, parce que Jules, elle est vachement engagée. Et puis j'ai cliqué. Et puis j'ai signé.
C’est vrai que je suis plutôt engagée -certains me trouvent même un peu casse-pied. En particulier en ce qui concerne le sexisme et ses dérivés, j’ai tendance à pas mal chipoter ; du genre à relever tout ce qu’on impose et reproche juste aux filles, du genre à souligner que « fille » c’est déjà une construction sociale en soi, et même du genre à expliquer que tous les papas n’ont pas forcément un zizi, justement. Bref, j’ai mon rôle à tenir lors des débats en soirée.
Parfois je suis d’humeur à argumenter pour ce en quoi je crois, parfois je laisse couler : c’est ok, prendre conscience des inégalités prend du temps, surtout quand on a grandi toute sa vie en les considérant comme des vérités bien établies. D’ailleurs, quand j’ai rencontré Elsa dans le vaste monde d’Internet (l’époque lointaine et bénie de myspace et de skyblog, toi même tu sais), on devait être en 2007, et à l’époque je devais très certainement penser que « féminisme » était presque un gros mot, qu’il valait mieux remplacer par « humanisme ». La jeunesse, c’est pas toujours la fierté.
En 2017, si Elsa est révoltée en devant signer un contrat en sa qualité de « bon père de famille », c’est peut-être à cause de son histoire et de ses convictions. Mais c’est peut-être aussi simplement une question de bon sens.
En vérité, son indignation nous concerne toutes (et tous !) : cette notion est archaïque et discriminatoire. Pour les femmes, car elle énonce clairement qu’il faut être un homme pour être à la hauteur de certaines responsabilités. Pour les femmes et les hommes, car elle sous-entend que la capacité à être un bon gestionnaire est corrélée à celle de s'occuper d'enfants.
Reconnaissons-le franchement : cette notion est absurde et n’a plus de raison d’exister.
Mais tout ça, c’est expliqué très, très clairement sur la page de la pétition à signer pour abolir ce terme du droit belge.
« Ouiii mais le salaire égal et les violences conjugales, ça, ce sont des vrais combats ! », « C’est quoi quelques mots sur un bout de papier qu’on lit et qu’on oublie ? Battez-vous pour des choses importantes », j’en entends déjà grommeler dans le fond. Alors, oui, c’est sûr, il y a de plus grands combats. Mais il n’y a jamais de trop petites victoires. Se battre pour quelque chose n’empêche certainement pas de pester contre d’autres, dont un langage suranné et tout sauf neutre. Faudrait pas non plus se contenter d’hausser les épaules parce que bon, ça a toujours été comme ça.
Puis vous connaissez la musique : c’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup. Alors, prenez donc les 15 secondes nécessaires pour signer. Promis, ça change les choses.

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